dimanche, 21 décembre 2008

Bilan 2008

 

Comme à chaque fois, cela fait moult temps que je ne suis pas venue sur ce blog... Enfin, il parait qu'il faut blogger quand on en a envie  et qu'on en ressent le besoin, alors voilà.

Il parait aussi que c'est la mode, à la fin de l'année civile, de tirer le bilan de l'année qui vient de s'écouler. Peut-être que ça me fera du bien et que je verrai les choses de manière plus claire.

  • J'ai déménagé en juillet, et après une période galère chez mes parents, me voilà de nouveau dans un p'tit appart. Un vrai chez-moi, rien qu'à moi. Dont j'ai refait deux pièces. Avec mes p'tites mimines, et c'est trop chouette !!!!!!!! C'est un petit appartement très au calme, niché au milieu de l'agitation de cette grande ville que j'aime tant et où je suis enfin revenue.
  • Je suis en poste sur deux établissements, séparés par plus d'une heure de route longue, sinueuse, enneigée, montagnarde.... bref, que du bonheur, et environ 1000 bornes par semaine. Deux collèges, avec des sales petites crapules. Beaucoup de crises de nerf, de crises tout court, des mômes insolents, puants, imbus d'eux-même, qui refusent de travailler. Des collègues égoïstes, mal élevés, et une pauvre petite moi sans personne à qui confier les difficultés que je rencontre. Après un gros creux, voilà une semaine ou deux que je commence à retrouver goût à mon métier, à avoir envie de préparer des cours... peut-être parce que je ne m'encombre plus de sentimentalisme vis à vis des élèves, peut être parce que ça me devient peu à peu égal de les punir, et de ne pas être appréciée d'eux, puisque je sais que ce que je fais c'est non seulement pour ma propre tranquilité, mais aussi pour celle des excellents élèves, de ceux qui sont motivés, ou qui sont en difficulté, mais qui ont envie de s'en sortir.
  • J'suis dans le rouge total, et mon banquier me déteste. Comme au bon vieux temps estudiantin, je renoue avec les mini-jobs... sniiiiiiif !!
  • Mon régime se solde lentement mais sûrement par un échec. Ce n'est pas faute de faire des efforts pourtant (bon, d'accord, pas pendant la période de fêtes, mais en janvier, je m'y remets, tout de suite après la galette!!) Impossible de perdre du poids, je ressemble à une espèce de grosse baleine qui aurait avalé un mammouth pour son petit déj. Bref, les dommages collatéraux sont bien évidemment une crise vestimentaire, et une crise de confiance en soi
  • Les cours de danse et de théâtre sont absolument géniaux !!!!!!!!!!!!!! Comment est-ce que j'ai pu survivre aussi longtemps en oubliant de me faire plaisir et de me défouler comme ça !!! Mais maintenant : je veux un pestacle !!!!!!!!!!!!!!!
  • Mes copines sont des sales lâcheuses. Je ne compte plus le nombre de désistements de dernière minute depuis que je suis revenue, et le nombre de fois où je me suis retrouvée le bec dans l'eau. Il faut ABSOLUMENT que je me trouve de nouveaux amis, c'est pas possible autrement. Je n'ai que 26 ans (et demi, aujourd'hui) et je refuse de finir comme une vieille croûte !!!!!!
  • Avec mes parents, et mon frère, grosse crise tout le temps où j'ai habité chez eux. Maintenant, je mets mes distances, et ça se passe très bien quand on se voit. Depuis, mes nausées sont revenues, et ça, c'est un énorme pas en arrière.
  • Quant à ma vie amoureuse.... vaste sujet. Deux "histoires" cette année, avec deux losers. Un héroïnoman reconverti, et un pépé pantouflard. Bref, échec total. Coup de coeur pour un homme complètement inaccessible, sans suite. Lapins, pervers, on arrête plus. Deux autres hommes qui me plairaient, qui ont l'air normal, mais qui ne me donnent pas de nouvelles, et qui restent lointains. Le seul point positif dans tout cela, c'est que je crois que j'ai enfin fait mon deuil de cette histoire avec l'autre sac à m... de l'année dernière, et que, enfin, je me sens prête à tomber à nouveau amoureuse, et à vivre quelque chose de bien. Pourquoi n'y a t-il personne pour vivre ça avec moi?
  • Un réveillon du 31 pourri en perspective : chez des amis, seule célibataire entourée de 2 couples mariés et en train d'essayer d'avoir des gosses. Aucune échappatoire possible, sauf si peut être je me paie un vieux 40 de fièvre le jour J. Va falloir que j'y travaille....

Bref, un bilan plutôt en demi teinte pour cette année 2008. J'ai quand même atteint un des objectifs que je m'étais fixée : revenir dans ma ville. J'ai aussi commencé à apprendre à dire non quand j'en avais envie, et à dire aux gens ce que je pensais vraiment. Mais c'est pas encore assez, il faut que je me fasse violence.

J'aimerais que l'année 2009 permette mon épanouissement personnel, que je sois enfin bien dans ma peau, en accord avec moi même, et que je sois heureuse, tout simplement. Evidemment, avec un homme qui me corresponde au milieu de tout cela, ce serait parfait !!!!!!!

 

En attendant, je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d'année !!!!!!

jeudi, 10 juillet 2008

Les cartons

Assise au milieu des cartons......

j'essaie de ne pas me faire engloutir par toutes ces piles qui débordent, qui commencent à osciller et qui menacent de tomber... voilà plusieurs semaines que je suis dans les cartons, que mes parents en ont déjà descendu un certain nombre dans mon bled d'origine, et que je me bats pour entasser tout le reste dans ce qui me reste de cartons.

C'est fou la tonne de trucs que j'ai !!! Après-demain c'est le grand débarquement, le déménagement final, meubles, cartons, cocotte et tout le bazar... et oui, je retourne dans ma région, pour aller enseigner je ne sais pas trop où, puisque je n'ai pas de poste fixe, puisque je ne suis qu'un pion qui ne sert à rien aux yeux de l'administration.... Dans cette ambiance d'euphorie générale, je n'ai bien entendu pas pu trouver de logement, puisque je ne sais pas où je suis mutée, donc je retourne vivre chez mes parents quelques semaines. Ô joie et bonheur !!!!!!!!

La question est : combien de temps vais-je survivre dans ces conditions ?? je voudrais un chez-moi bien à moi et rien qu'à moi, il en va de ma santé mentale..... j'en ai marre d'être une sans maison !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

mardi, 13 mai 2008

mon poids, un problème de taille

Je sais, étant une fille, le poids reste un problème récurrent, et c'est pourquoi, au risque de faire ma rigolote, je consacre autant de passages à ce sujet.

J'ai toujours été un peu ronde, j'ai toujours voulu perdre du poids. Je n'ai jamais désirée être maigre comme un fétu de paille, je voudrais juste que mon ventre s'aplatisse un peu, pour que je sois bien dans ma peau, que je puisse choisir des vêtements qui me plaisent, pour que les commentaires du genre "êtes vous enceinte" s'arrête, et pour que, lorsque je sens le regard d'un homme posé sur moi, quel qu'il soit, je n'ai pas à me dire 'rentre ton ventre, y'a encore un truc qui dépasse'.

Ca peut paraitre narcissique, très modelé "notre-société-actuelle", mais c'est pourtant ce que je pense et ce à quoi j'aspire. Sans être non plus obèse, ce léger surpoids m'empêche de prendre confiance en moi, m'empêche très certainement d'accomplir des choses.

Comme il faut bien prendre le taureau par les cornes, j'ai décidé de faire un régime. On peut dire que ça fait trois ans maintenant que j'essaie des choses, toujours en veillant à ma santé ; cependant rien ne marche. Je ne perds pas de poids, et ça empire. J'ai l'impression d'être une grosse vache énorme, difforme, sale et répugnante.

Depuis deux mois maintenant, je vais chez une nutritionniste. Elle m'a donné des directives à suivre, qui me semblent plus que sensées, et qui sont loin d'être restrictives. L'idée, c'est de ne pas se prendre la tête. Si je suis invitée chez des amis ou au restaurant, je mange ce qui me fait plaisir, en évitant toutefois de me resservir. Le reste du temps, je dois manger un laitage à chacun des trois repas de la journée, des protéines et des légumes midi et soir, à volonté. J'ai droit à trois fruits par jour, à mon gros bol de céréales le matin, j'ai droit aux sodas light, j'ai droit à un carré de chocolat de temps en temps, et à un féculent deux fois dans la semaine.

Régime dans lequel je me suis investie pleine de bonne volonté pendant deux semaines, que j'ai essayé de suivre même lorsque j'ai accompagné un échange d'une semaine en Allemagne avec des élèves. J'ai limité les dégâts, disons.

Depuis maintenant presque trois semaines, on m'a diagnostiqué un début d'ulcère à l'estomac, et une inflammation du système digestif en général. J'ai donc plus ou moins stoppé mon régime, pour essayer de préserver tout cela...

Depuis maintenant quelques mois, je crois que j'ai un problème avec la nourriture. Je ne suis jamais rassasiée. il faut toujours que je mange, que je mange, que je mange. Je dois me faire réellement violence pour arrêter d'ingérer des choses. Le goût des aliments m'est bien égal, l'essentiel pour moi est d'avaler quelque chose. ET comme depuis trois semaines ça ne va pas, je mange, et je me tords ensuite de douleur, j'ai la nausée, le dégoût de moi et de ce que je fait. Mais je ne peux pas m'arrêter de manger. Je ne pense qu'à ça, tout le temps, jour et nuit. Je pense à ce que je devrais faire à manger, à ce que j'aurais envie de manger, à ce que je dois acheter pour manger, je mange quand je suis heureuse, pour fêter ça, je mange quand j'ai une baisse de moral, pour remplir le vide. Non, je ne mange pas je m'empiffre. Tout à l'heure, en rentrant du boulot, alors que j'avais mangé normalement à midi, et que je n'avais rien fait de particulièrement demandeur d'énergie, je me suis enfourné en dix minutes une vingtaine de madeleines, un esquimau glacé, un immense verre de jus de fruits, trois énormes tranches de pain frais avec du chocolat dessus. Le chocolat patisser, celui qui a des carreaux énormes. Et j'avais encore faim. Je pouvais pas m'arrêter de manger. Mon copain m'a dit qu'il fallait que je m'arrête, il a rangé le paquet de madeleines comme on ferait avec une gamine. Je lui ai dit que j'avais un problème avec la nourriture, et lui m'a répondu "arrête avec tes conneries, c'est juste que t'as pas de volonté".

J'ai envie de pleurer, de vomir tellement je me dégoute. J'ai essayé d'en parler à ma mère, à des amis, à mon médecin, mais personne ne me prend au sérieux. Ils disent tous que je ferais bien de me forcer. Ils me disent de faire attention à ce que je mange, d'arrêter de grignoter entre les repas, qu'il vaudrait mieux que j'avale une bonne assiette de légumes, et à côté de ça ils laissent trainer des paquets de biscuits à la maison alors qu'ils savent que j'ai du mal à me retenir, ils me resservent deux fois des plats en sauce, ils me proposent un dessert....